Un goodies est un objet promotionnel personnalisé, généralement de faible valeur unitaire, offert gratuitement par une marque à ses clients, prospects ou collaborateurs pour ancrer sa notoriété. Le terme vient de l’anglais goods (« biens »), employé en français comme anglicisme invariable depuis les années 1990. Sur le plan marketing, un goodies appartient à la famille des objets médias, un canal qui pèse 1,512 milliard d’euros par an en France selon la 2FPCO.
Goodies : définition et sens en marketing
Le goodies est un support de communication tangible porteur d’un logo, d’un slogan ou d’une URL, distribué dans une logique de mémorisation et de fidélisation. Sa valeur unitaire reste modeste, ce qui le distingue du cadeau d’affaires classique. Sa fonction première n’est pas utilitaire pour le bénéficiaire, mais publicitaire pour l’émetteur.
En français, « goodies » s’emploie aussi bien au singulier qu’au pluriel : on dit indifféremment « un goodies » ou « des goodies ». La forme « goodie » au singulier existe en anglais mais reste rare dans la pratique marketing francophone. Les synonymes officiels recommandés par la 2FPCO sont « objet publicitaire », « objet média » et « objet promotionnel ».
Trois critères définissent juridiquement un goodies au sens du Code général des impôts :
- une valeur unitaire faible, idéalement inférieure à 73 € TTC pour rester dans le seuil de déductibilité TVA ;
- une personnalisation visible (logo, marque, mention publicitaire) qui le qualifie d’objet promotionnel ;
- une distribution gratuite, sans contrepartie commerciale directe.
L’équipe Business Trendz observe qu’en 2026 les directions marketing intègrent désormais les goodies dans une stratégie omnicanale, au même titre que le SEO ou les campagnes payantes. Le goodies n’est plus un poste de dépense isolé. Il devient un point de contact mesurable dans le parcours client.
Goodie, goodies, objet publicitaire : quelles différences ?
Beaucoup confondent goodies, cadeaux d’affaires, objets médias et merchandising. La distinction est pourtant nette sur trois critères : valeur unitaire, cible et traitement fiscal.
| Catégorie | Valeur unitaire | Cible principale | Objectif | Traitement fiscal |
|---|---|---|---|---|
| Goodies | < 73 € TTC | Public large (salons, événements) | Notoriété, mémorisation | TVA déductible, charge déductible |
| Objet média | < 73 € TTC | Cible segmentée, parcours marketing | Couverture média mesurable | Identique aux goodies |
| Cadeau d’affaires | Variable, souvent > 73 € | Client B2B nominatif | Fidélisation, remerciement | TVA non déductible au-delà de 73 €, charge déductible si exposé conforme |
| Merchandising | 5 € à 200 € | Fan, communauté, collaborateur | Identification, vente accessoire | Soumis à TVA collectée, traité comme vente |
| Cadeau au salarié | < 196 € en 2025 (URSSAF) | Collaborateur interne | Engagement, reconnaissance | Exonéré de cotisations sous seuil |
Le terme « objet média » est promu depuis 2017 par la 2FPCO pour souligner que ces supports rivalisent avec les médias classiques. Selon CB News, l’objet média affiche un taux de mémorisation de 75 %, à égalité avec le cinéma et très au-dessus de la télévision (18 %), du print (10 %) ou de la radio (5 %).
Le merchandising, lui, sort du périmètre des goodies dès qu’il est vendu. Un t-shirt à l’effigie d’un groupe musical acheté en boutique relève de la vente accessoire, soumise à TVA collectée. Un t-shirt offert gratuitement avec le même logo sur un stand de salon reste, lui, un goodies.
L’histoire des goodies : de Josiah Brown à l’objet média digital
L’histoire des goodies commence en Angleterre, à Long Eaton, au XVIIIe siècle, avec un manufacturier de cigares nommé Josiah Brown. Souhaitant augmenter ses ventes pour le Nouvel An, il imagine de personnaliser les bagues de ses cigares avec une inscription en relief : « Monsieur X vous souhaite une excellente nouvelle année ». L’opération rencontre un succès considérable et inaugure ce que l’on appelle aujourd’hui le marketing par l’objet.
Le véritable essor industriel arrive au XIXe siècle avec la révolution industrielle et la standardisation des produits. L’imprimeur américain Jasper Meek lance dans les années 1880 le premier catalogue d’objets promotionnels imprimés sur sacs en toile, à Coshocton dans l’Ohio. En France, Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché, popularise dès 1852 les premiers cadeaux clients : calendriers illustrés, images chromolithographiées, étrennes.
Au XXe siècle, des marques comme Banania, Poulain, BIC ou Opinel construisent leur notoriété sur des objets promotionnels devenus iconiques. Les années 1980 voient l’explosion des stylos publicitaires BIC, du briquet personnalisé et des tee-shirts événementiels. Les années 2000 marquent l’arrivée du goodies utile : clés USB, mugs, gourdes, power banks.
Depuis 2020, l’industrie connaît une triple mutation : digitalisation, éco-responsabilité, traçabilité. Les goodies phygitaux intègrent désormais QR codes, NFC ou réalité augmentée pour relier l’objet physique au CRM. Cette convergence redéfinit la valeur d’usage du goodies, qui devient un point de collecte de données opt-in.
Le marché des goodies en France : chiffres clés 2025-2026
Le secteur de la communication par l’objet pèse 1,512 milliard d’euros par an en France selon les données France PUB relayées par la 2FPCO. Ce volume représente environ 4,2 % du marché publicitaire total, ce qui place l’objet média au troisième rang des supports de communication, derrière le digital et la télévision.
L’écosystème mobilise 16 000 salariés répartis dans près de 2 600 entreprises en France, selon la Fédération Française des Professionnels de la Communication par l’Objet. Plus de 80 % de ces structures sont des agences distributrices et des imprimeurs, complétés par des importateurs et fabricants. Le marché est donc dominé par des PME spécialisées, peu d’acteurs dépassent les 100 salariés.
Côté efficacité publicitaire, l’étude CSA Research réalisée pour la 2FPCO établit trois indicateurs marquants :
- 75 % des Français mémorisent la marque associée à l’objet publicitaire reçu ;
- 66 % utilisent l’objet au moins une fois par semaine ;
- chaque Français détient en moyenne 12 objets publicitaires à domicile, conservés entre 1 et 5 ans.
À titre de comparaison fournie par CB News à partir des mêmes données, ce taux de mémorisation de 75 % égale celui du cinéma et dépasse largement celui de la presse (10 %) ou de la radio (5 %). Chez Business Trendz, cette performance explique pourquoi l’objet média conserve sa place dans les mix-médias en 2026 malgré la pression budgétaire sur les supports physiques.
Pourquoi intégrer les goodies dans sa stratégie de communication ?
Le goodies remplit cinq fonctions marketing distinctes, rarement portées simultanément par un autre support : la notoriété, la mémorisation, la fidélisation, l’engagement collaborateur et la collecte de données. Chacune répond à un KPI précis.
Premièrement, la notoriété. Distribué massivement sur un salon ou un événement, un goodies transforme un visiteur anonyme en porteur de marque. Un tote bag personnalisé reçu au Salon VivaTech génère plusieurs centaines d’impressions visuelles dans les transports parisiens dans les jours suivants. Aucun media buying digital n’offre ce coût par impression.
Deuxièmement, la mémorisation. Avec 75 % de rappel de marque selon la 2FPCO, l’objet média s’inscrit dans la mémoire à long terme bien plus efficacement qu’un bandeau display, dont le taux de mémorisation plafonne à 11 %. Cette différence tient à la manipulation physique de l’objet, qui active la mémoire kinesthésique.
Troisièmement, la fidélisation. Un client recevant un goodies utile (carnet, gourde, station de charge) ressent un sentiment de réciprocité, formalisé par Marcel Mauss dans sa théorie du don et du contre-don. Ce mécanisme explique pourquoi 78 % des bénéficiaires déclarent une image de marque plus positive après réception d’un objet publicitaire, selon les études 2FPCO actualisées en 2022.
Quatrièmement, l’engagement collaborateur. Les goodies internes (onboarding kits, welcome packs, gourdes RSE) contribuent au sentiment d’appartenance. Une étude Gallup 2024 rappelle que seuls 23 % des salariés sont engagés dans le monde. Un welcome kit travaillé devient un signal d’appartenance dès le premier jour.
Cinquièmement, la collecte de données. Les goodies équipés de QR code ou de tag NFC redirigent vers une landing page, un quiz ou un formulaire opt-in RGPD. Cette mécanique transforme l’objet en point d’entrée CRM, mesurable au scan près.
Types de goodies : le panorama complet 2026
Le périmètre des goodies couvre désormais sept grandes familles, qui se distinguent par leur usage, leur durée de vie et leur empreinte environnementale. L’équipe Business Trendz les regroupe ci-dessous selon une typologie actionnable.
| Famille | Exemples concrets | Coût unitaire | Durée de conservation | Cas d’usage privilégié |
|---|---|---|---|---|
| Écriture | Stylos, carnets, marque-pages | 0,30 à 5 € | 6 mois à 2 ans | Salons, prospection, onboarding |
| Boisson | Gourdes inox, mugs, tasses thermos | 3 à 20 € | 2 à 5 ans | Cadeau client, kit RSE |
| Textile | T-shirts, tote bags, casquettes, polos | 4 à 25 € | 1 à 3 ans | Événements, équipes, fan-marketing |
| Tech | Clés USB, chargeurs, supports téléphone, écouteurs | 5 à 50 € | 2 à 4 ans | B2B haut de gamme, clients VIP |
| Alimentaire | Chocolat, miel, vin, biscuits personnalisés | 5 à 30 € | < 12 mois | Fin d’année, remerciement client |
| Éco-conçu | Bambou, recyclé, biosourcé, FSC | 2 à 40 € | Variable | Marques engagées RSE, loi AGEC |
| Digital/phygital | Goodies avec QR, NFC, NFT, AR | 3 à 100 € | Indéfinie | Génération de leads, événements tech |
Les goodies digitaux représentent le segment le plus dynamique : selon les données sectorielles de jordenen.com, environ 25 % des objets promotionnels intègrent désormais un QR code en 2025, contre moins de 5 % en 2020. Ce taux progresse à mesure que les marques cherchent à mesurer le ROI de leurs campagnes physiques.
À l’opposé, les goodies en plastique à usage unique disparaissent du marché sous l’effet de la loi AGEC. Stylos jetables bas de gamme, gadgets en PVC ou kits hôteliers miniatures sont en voie d’interdiction depuis le 1er janvier 2026.
Budget, fiscalité et règles légales des goodies en 2026
Sur le plan fiscal, un goodies suit le régime des cadeaux d’affaires défini par l’article 238 du Code général des impôts et précisé par la CCI Paris Île-de-France. Deux règles structurent la déductibilité.
Règle 1 : la TVA est déductible si la valeur unitaire n’excède pas 73 € TTC par bénéficiaire et par an. Ce plafond, en vigueur du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2025, intègre la valeur de l’objet, les frais d’emballage et les frais de port. Au-delà, la TVA n’est pas récupérable. Il est réévalué tous les cinq ans, proportionnellement à l’indice mensuel des prix à la consommation : une nouvelle révision intervient en 2026.
Règle 2 : la charge reste déductible du résultat fiscal si la dépense est engagée dans l’intérêt de l’entreprise et conserve un caractère raisonnable. Au-delà d’un total annuel de 3 000 € TTC de cadeaux toutes catégories confondues, l’entreprise doit remplir le formulaire 2067 (relevé des frais généraux), rattaché à la liasse fiscale (formulaire 2065 pour l’IS, formulaire 2031 pour l’IR).
| Seuil ou règle | Montant 2025-2026 | Référence |
|---|---|---|
| TVA déductible sur cadeaux | ≤ 73 € TTC / bénéficiaire / an | Article 28-00 A annexe IV CGI |
| Obligation déclarative (formulaire 2067) | > 3 000 € TTC / an / toutes catégories | DGFiP |
| Sanction défaut de déclaration | 5 % des sommes non déclarées (1 % si déductibles) | CGI |
| Cadeau salarié exonéré URSSAF (2025) | ≤ 196 € / événement | URSSAF |
| Amende non-conformité REACH | jusqu’à 50 000 € / produit | Règlement REACH |
| Amende emballage non recyclable AGEC | jusqu’à 75 000 € (doublée en récidive) | Loi AGEC |
Les « objets spécialement conçus pour la publicité » dont la valeur unitaire ne dépasse pas 73 € TTC bénéficient d’une exception : ils n’entrent pas dans le calcul du seuil de 3 000 €. C’est précisément la définition fiscale d’un goodies bien conçu. Chez Business Trendz, l’équipe rappelle qu’un objet sans marquage visible ne profite pas de ce régime de faveur.
Sur le plan TVA, deux conditions doivent être réunies pour récupérer la taxe : le goodies doit être personnalisé au nom de l’entreprise et chaque bénéficiaire doit être identifiable en cas de contrôle. Les factures fournisseurs doivent mentionner la nature précise des objets et leur quantité.
Loi AGEC et obligations 2026 : ce qui change pour les goodies
Le 1er janvier 2026 marque un tournant réglementaire pour le secteur. La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) interdit la production et la vente sur le territoire français des produits miniatures en plastique à usage unique, ce qui inclut typiquement les kits hôteliers et les objets promotionnels jetables. Les entreprises doivent auditer leur catalogue de goodies pour en éliminer toute composante plastique non recyclable.
Trois autres obligations structurent désormais la conformité d’un programme goodies :
- la norme REACH, qui interdit les substances chimiques dangereuses (phtalates, métaux lourds, certains colorants) dans les encres, colles et matériaux ;
- le tri des déchets sur 9 flux imposé à toutes les entreprises de plus de 20 salariés ;
- l’interdiction de distribuer gratuitement des bouteilles plastiques aux collaborateurs, ce qui pousse vers la gourde réutilisable comme welcome pack standard.
Les certifications environnementales deviennent un critère d’achat. EcoVadis, FSC pour le bois et le papier, Oeko-Tex pour les textiles, GOTS pour le coton bio constituent désormais les labels attendus dans les appels d’offres goodies. Les directions achats grand groupe exigent l’obtention d’une note minimale EcoVadis dans plus de 60 % des cas selon les retours sectoriels publiés par les acteurs RSE de la profession.
Cette pression réglementaire favorise les matières alternatives : bambou, liège, plastique recyclé océanique, papier-graine, métaux recyclés. La hausse de coût unitaire (10 à 30 % en moyenne par rapport au plastique vierge) est compensée par la valeur perçue et la conformité légale. L’arbitrage économique a basculé en faveur de l’éco-conception.
Comment choisir ses goodies : la méthode en 5 critères
Avant d’engager un budget, l’équipe Business Trendz recommande de qualifier chaque projet goodies sur cinq dimensions précises. Cette grille évite les achats impulsifs et alignera la commande sur les objectifs marketing.
1. La cible. Un goodies destiné à un client B2B (un directeur achats par exemple) ne suit pas la même logique qu’un goodies salon grand public. Le premier exige une valeur perçue élevée, le second un volume élevé à coût unitaire faible. Définir la cible en amont conditionne le budget et le matériau.
2. Le contexte de distribution. Un objet remis en main propre sur un salon doit être léger, plat, transportable. Un goodies envoyé par courrier postal supporte un encombrement supérieur. Un onboarding salarié peut intégrer un welcome pack complet (carnet + gourde + tote bag + chargeur).
3. L’utilité fonctionnelle. Un goodies utilisé au moins une fois par semaine génère une exposition exponentiellement supérieure à un objet relégué au tiroir. Les gourdes, carnets, supports d’ordinateur et power banks remplissent ce critère mieux que les gadgets sans usage.
4. La cohérence de marque. Le goodies doit raconter l’identité de l’entreprise. Une marque tech distribuant des bambous gravés crée un dissonance perceptive. Inversement, une marque RSE offrant des stylos plastiques sape sa crédibilité. Le matériau, la couleur, la finition doivent transcrire la promesse marque.
5. Le calcul de ROI. Diviser le coût total (achat + personnalisation + logistique + distribution) par le nombre d’expositions estimées donne un coût par impression comparable aux autres médias. Pour un objet à 4 €, conservé 2 ans et utilisé une fois par semaine, le CPM tombe sous celui du display digital.
Les budgets indicatifs varient fortement selon la taille de l’entreprise :
- TPE/PME : 500 € à 5 000 € par opération, soit 200 à 2 000 unités à 2,5 € en moyenne ;
- ETI : 5 000 € à 30 000 € par campagne, mix de goodies événementiels et de cadeaux clients ;
- Grand groupe : 50 000 € à plusieurs centaines de milliers d’euros annuels, mutualisés entre direction marketing, RH et communication interne.
Goodies éco-responsables : tendances et meilleures pratiques
Le marché des goodies éco-responsables connaît une croissance rapide depuis 2022, sous le double effet de la loi AGEC et des engagements RSE des donneurs d’ordre. Cinq tendances structurent l’offre en 2026.
Première tendance : les matières recyclées. rPET (plastique recyclé issu de bouteilles), papier recyclé, métal réemployé, coton recyclé. Ces matériaux affichent une empreinte carbone divisée par 2 à 4 par rapport aux matières vierges, selon les analyses de cycle de vie publiées par les fournisseurs certifiés EcoVadis.
Deuxième tendance : le Made in France et Made in EU. La 2FPCO observe une relocalisation progressive des chaînes d’approvisionnement après les ruptures logistiques de 2020-2022. Le Made in France représente une part en hausse du chiffre d’affaires des distributeurs membres, malgré un surcoût moyen de 15 à 25 %.
Troisième tendance : la fonction longue durée. Gourdes inox 25 ans, sacs en toile lourde réutilisables 500 fois, carnets rechargeables. La promesse environnementale passe par une durée de vie réelle prolongée, pas seulement par un matériau plus vert à fabrication équivalente.
Quatrième tendance : la fin de vie pensée dès l’achat. Goodies compostables, papier-graine à planter, métaux recyclables à 100 %. Les entreprises qui anticipent la fin de vie de leurs objets promotionnels limitent leur exposition au coût caché du déchet, désormais facturable via les éco-contributions des éco-organismes agréés.
Cinquième tendance : la transparence. Origine du matériau, lieu de fabrication, certification du fournisseur. Les marques sérieuses publient désormais une fiche d’impact par goodies, avec empreinte CO₂ estimée et matériaux détaillés. Cette transparence devient un critère d’achat dans les appels d’offres publics et privés.
Goodies digitaux et phygitaux : la convergence physique-numérique
Le segment des goodies digitaux explose depuis 2023 et redéfinit la notion même d’objet média. Un goodies phygital combine un support physique (carte, badge, stylo) à une couche numérique activable par smartphone (QR code, NFC, AR). L’objectif : transformer un point de contact passif en interaction mesurable.
Trois cas d’usage dominent en 2026.
Premier cas, la génération de leads. Un goodies salon doté d’un QR code redirige vers une landing page de capture d’email avec consentement RGPD. Le scan est traçable, le ROI mesurable au cookie près. Les directions marketing peuvent attribuer une part du pipeline commercial à leur budget goodies.
Deuxième cas, l’animation événementielle. Un badge NFC distribué à l’entrée d’un événement enregistre les interactions du porteur (ateliers visités, stands scannés, contenus consultés). Cette donnée alimente le CRM en temps réel et personnalise les relances post-événement.
Troisième cas, la réalité augmentée appliquée à la marque. Un goodies imprimé devient un déclencheur AR via une application dédiée. Cette mécanique convient particulièrement aux marques retail et luxe qui cherchent à prolonger l’expérience physique.
Selon les données sectorielles relayées par jordenen.com, 25 % des objets promotionnels intègrent désormais une couche digitale en 2025, contre moins de 5 % en 2020. Le segment devrait continuer sa progression à mesure que la mesure du ROI devient un prérequis budgétaire.
Ce qu’il faut retenir sur la définition des goodies
Le goodies est un objet promotionnel personnalisé de faible valeur distribué gratuitement pour ancrer une marque dans la mémoire de ses publics. Il appartient à la famille des objets médias, un canal qui pèse 1,512 milliard d’euros par an en France selon France PUB. Avec 75 % de mémorisation de marque selon l’étude CSA Research pour la 2FPCO, c’est l’un des supports les plus efficaces du mix-média.
Sur le plan fiscal, l’arbitrage 2026 reste piloté par le seuil de 73 € TTC par bénéficiaire et par an pour la déductibilité TVA, et par le formulaire 2067 au-delà de 3 000 € de cadeaux annuels. La loi AGEC impose depuis le 1er janvier 2026 l’élimination des plastiques à usage unique dans les goodies, ce qui accélère la conversion vers des matériaux recyclés, biosourcés ou Made in France.
L’angle gagnant pour 2026 combine utilité fonctionnelle, cohérence de marque et mesure du ROI via QR code ou NFC. Le goodies n’est plus un gadget de fin d’année. Il devient un point de contact mesurable dans le parcours client, intégré aux dashboards marketing au même titre que le SEA ou les campagnes social ads.
FAQ : vos questions sur les goodies
Quelle est la définition exacte d’un goodies ?
Un goodies est un objet promotionnel personnalisé de faible valeur, généralement inférieure à 73 € TTC, offert gratuitement par une marque à ses clients, prospects ou collaborateurs pour ancrer sa notoriété. Le terme vient de l’anglais goods (biens) et s’emploie en français comme anglicisme invariable, aussi bien au singulier qu’au pluriel. Il appartient à la famille des objets médias, aux côtés des cadeaux d’affaires et du merchandising.
Quelle est la différence entre goodies et cadeaux d’affaires ?
Le goodies vise un public large avec une valeur unitaire faible (souvent inférieure à 73 € TTC) et une logique de notoriété de masse. Le cadeau d’affaires cible un client B2B nominatif, avec une valeur souvent plus élevée et une logique de fidélisation personnalisée. Sur le plan fiscal, le goodies bénéficie de la TVA déductible et échappe au calcul du seuil de 3 000 € de cadeaux annuels s’il est spécialement conçu pour la publicité.
Les goodies sont-ils déductibles fiscalement ?
Oui. La TVA est déductible si la valeur unitaire du goodies ne dépasse pas 73 € TTC par bénéficiaire et par an, frais de port et d’emballage inclus. La charge reste également déductible du résultat fiscal si la dépense est engagée dans l’intérêt de l’entreprise. Au-delà de 3 000 € TTC de cadeaux annuels toutes catégories confondues, l’entreprise doit remplir le formulaire 2067 (relevé des frais généraux), sauf pour les objets spécialement conçus pour la publicité dont la valeur unitaire reste inférieure à 73 €.
Quel budget prévoir pour des goodies d’entreprise en 2026 ?
Pour une TPE ou PME, prévoir entre 500 € et 5 000 € par opération, soit 200 à 2 000 unités à 2,5 € en moyenne. Pour une ETI, le budget par campagne se situe entre 5 000 € et 30 000 €. Les grands groupes investissent souvent entre 50 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros annuels, mutualisés entre direction marketing, RH et communication interne. Le coût par impression d’un goodies utile et bien conçu reste compétitif face au display digital.
Comment mesurer le ROI d’une campagne de goodies ?
Trois méthodes coexistent. D’abord le calcul du coût par impression (CPM), obtenu en divisant le coût total par le nombre d’expositions estimées sur la durée de vie de l’objet. Ensuite la mesure directe via QR code ou NFC intégré au goodies, qui trace scans et conversions sur landing page. Enfin l’enquête de notoriété assistée, comparant la mémorisation marque avant et après la campagne. Le taux de mémorisation moyen d’un objet média est de 75 % selon la 2FPCO, à égalité avec le cinéma.
Quels goodies sont interdits par la loi AGEC en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, la loi AGEC interdit la production et la vente en France des produits miniatures en plastique à usage unique, ce qui inclut typiquement les kits hôteliers et les objets promotionnels jetables. Sont notamment concernés les stylos plastiques bas de gamme non rechargeables, les gadgets en PVC, certains emballages plastiques d’objets promotionnels et les bouteilles plastiques distribuées gratuitement aux collaborateurs. Les sanctions peuvent atteindre 75 000 € d’amende, doublées en cas de récidive.
Peut-on offrir des goodies à ses salariés sans charge sociale ?
Oui, sous conditions URSSAF. Un cadeau offert à un salarié à l’occasion d’un événement spécifique (Noël, mariage, naissance, retraite) est exonéré de cotisations sociales si sa valeur unitaire ne dépasse pas 196 € en 2025 par événement et par salarié. Au-delà, le cadeau devient un avantage en nature soumis à cotisations. Cette tolérance URSSAF s’applique aussi aux bons d’achat et chèques cadeaux distribués dans le même cadre.
Quelle est l’origine historique des goodies ?
Le premier goodies est attribué à Josiah Brown, manufacturier de cigares à Long Eaton en Angleterre au XVIIIe siècle, qui personnalisa les bagues de ses cigares pour le Nouvel An avec une inscription nominative. Le véritable essor industriel arrive au XIXe siècle avec la révolution industrielle. Aux États-Unis, Jasper Meek lance dans les années 1880 le premier catalogue d’objets promotionnels imprimés. En France, Aristide Boucicaut popularise dès 1852 les cadeaux clients au Bon Marché avec ses calendriers illustrés.